Décollement de rétine
C'est une urgence ophtalmologique. Il survient lorsque la rétine se sépare de la paroi interne de l'œil et n'est plus nourrie. Les symptômes typiques sont l'apparition brutale de « mouches volantes », d'éclairs lumineux et d'une ombre ou d'un rideau qui progresse dans le champ visuel. L'intervention doit avoir lieu le plus tôt possible pour préserver la vision.
Il existe deux approches principales : la vitrectomie par la pars plana (la technique la plus utilisée aujourd'hui) et l'indentation sclérale dans certains cas. Le choix dépend du type de décollement, de l'âge du patient et de l'état du cristallin.
Dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA)
La DMLA est la première cause de perte de la vision centrale après 60 ans. Il existe une forme sèche, d'évolution lente, et une forme humide ou néovasculaire, plus agressive mais traitable par injections intravitréennes d'anti-VEGF (aflibercept, ranibizumab, faricimab, etc.). Le suivi par OCT est essentiel.
Trou maculaire et membrane épirétinienne
Ces pathologies de l'interface vitréo-rétinienne déforment la vision centrale (métamorphopsies) et diminuent l'acuité visuelle. Lorsqu'il est indiqué, le traitement est une vitrectomie avec pelage de la membrane limitante interne, parfois avec une bulle de gaz et un positionnement après l'intervention.
Rétinopathie diabétique
Le diabète est l'une des principales causes de perte de vision chez l'adulte, et l'atteinte rétinienne peut passer inaperçue pendant des années. Un contrôle régulier — au moins annuel ou selon le stade — permet de traiter à temps par laser, injections intravitréennes ou vitrectomie. L'œdème maculaire diabétique est particulièrement important : c'était d'ailleurs le sujet de mon projet de recherche distingué au congrès de l'American Society of Retina Specialists (ASRS).
Occlusions vasculaires rétiniennes
Lorsqu'une veine ou une artère de la rétine s'obstrue, une baisse brutale de la vision avec œdème maculaire peut survenir. Le traitement comprend le contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire, des injections intravitréennes et parfois du laser. J'ai publié directement sur ce sujet, comme autrice principale du chapitre correspondant du Manual de estudios diagnósticos en Oftalmología (Mexique, 2019).
Injections intravitréennes
Les injections intravitréennes sont aujourd'hui l'un des traitements médicaux les plus fréquents en ophtalmologie. Elles sont réalisées dans un environnement stérile, sous anesthésie topique, et ne durent que quelques minutes. Elles permettent de contrôler de nombreuses maladies rétiniennes qui menaient autrefois à la cécité : DMLA humide, œdème maculaire diabétique, occlusions veineuses, etc.
Forte myopie et dégénérescences périphériques
La forte myopie (plus de −6 dioptries) augmente le risque de pathologie rétinienne : dégénérescences périphériques, déchirures, maculopathie myopique. Un suivi avec fond d'œil dilaté et examens spécifiques permet de détecter les lésions traitables avant qu'elles ne posent problème.
Deuxième avis depuis l'étranger
Si l'on vous a diagnostiqué une pathologie rétinienne et que vous souhaitez un deuxième avis d'expert, vous pouvez m'envoyer vos OCT, rétinographies et comptes rendus via une téléconsultation. Je les étudie avant l'appel vidéo et vous explique clairement les options, que le traitement se fasse avec votre médecin habituel ou ici à Santander.
Quand est-ce une urgence ?
- Une perte brutale de la vision (partielle ou totale).
- Une ombre ou un rideau qui avance dans votre champ visuel.
- L'apparition soudaine de nombreuses mouches volantes ou d'éclairs.
- Une vision déformée (les lignes droites paraissent ondulées).
La téléconsultation ne convient pas aux urgences.